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26 mars 2024, 18h - Rencontre des acteurs de l'habitat et de l'hébergement au Shakirail (18e)


Le 26 mars dernier, Paris collectif rejoignait un lieu unique et atypique du 18ème arrondissement : le Shakirail. En présence d’acteurs aux profils variés (journalistes spécialisés, associations d’hébergement d’urgence, acteurs de la rénovation énergétique, etc.) nous avons échangé à bâtons rompus autour des enjeux de l’habitat et de l’hébergement à Paris et dans la métropole.


L’habitat à Paris, le fruit d’une histoire politique sinueuse


Un couple de participants a partagé son expérience, notant avoir vu passer douze ministres du logement, dont trois depuis 2022, avec des orientations politiques variées. Elle a critiqué l'approche actuelle du gouvernement, jugeant qu'elle n'adressait ni la question du logement social ni celle de l'accès à la propriété.

Après avoir rappelé qu’à Vienne, 60% des habitants bénéficient de logements sociaux ou à loyer limité, les participants ont tenu à faire le point sur la situation du logement social.

Il est à noter à Paris, une prédominance de locataires (60%) et un effort notable en faveur du logement social depuis 2001, passant de 13% à 25% grâce à un investissement annuel de 600 à 800 M€.

Le logement social a été jugé essentiel pour les travailleurs à petits revenus à Paris, mais ne doit pas freiner l’action politique autour de la question de l'encadrement des loyers.

Le marché parisien accuse en effet une augmentation des prix du mètre carré sans précédent et déconnectée des revenus. Ceci alors que dans le même temps, on observe une diminution de la qualité des logements neufs et une augmentation rapide du nombre de logements insalubres.


L’accès au logement dans un contexte déjà tendu


Les associations présentes ont rappelé que le dispositif national d'accueil prend en charge 40% des demandeurs d'asile, le reste se tournant vers des solutions de colocation, d'hébergement citoyen, ou de squat.

Les délais pour l'accès aux résidences sociales ont été vivement critiqués pour leur longueur, dans un contexte où l'accès au parc privé reste quasi impossible pour les migrants.

Une solution pourrait être la réquisition d’immeubles pour créer des logements dédiés, mais la journaliste présente a rappelé qu’à part en 1995 avec Pierre-André Perissol, l’Etat n’a plus jamais réquisitionné d’immeubles.


La priorité pour demain : faire du logement un bien commun


En réponse au coût élevé du logement, a été proposé de transformer le foncier en bien commun, de lutter contre la spéculation, et de promouvoir les coopératives d'habitants. La Métropole de Lyon a été citée en exemple pour ses investissements dans l'achat de terrains destinés au logement.

Le rôle des villes et de l'État dans la régulation du marché du logement a été questionné, avec une critique de l'approche actuelle favorisant la spéculation et une répartition inégale de l'habitat. La Métropole du Grand Paris devrait jouer un rôle plus important dans ce domaine.

La nécessité d'espaces communs et d'une participation des habitants à la gestion de leur habitat a été soulignée, inspirée par des modèles comme ceux de Vienne et Zurich.

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