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4 mai 2024, 15h - Cafézoïde (19e). J'irai débattre près de chez vous dédié aux Enfants et aux Parents

Le douzième "J'irai débattre près de chez vous" était dédié aux Enfants et aux Parents et avait lieu le samedi 2 mai à 15h au Cafézoïde, 92bis Quai de la Loire 75019.

Après une diffusion d’extraits de témoignages vidéo, nous avons échangé avec 25 enfants et parents sur Paris.


Une ville éprouvante malgré ses attraits


Un rythme de vie qui nuit à la convivialité

Paris apparaît comme une ville stressante au rythme de vie effréné ce qui nuit à la convivialité. On y travaille beaucoup ce qui empêche de profiter des possibilités qu’elle offre. À Paris il y a tout mais on n'a jamais le temps de rien faire. Améliorer la qualité de vie passera surtout par le fait de donner plus de temps aux habitants pour vivre. On ne prend pas assez le temps de profiter de la ville 

Un participant compare la convivialité à Saint-Ouen et à Paris, notant que le périphérique semble créer une barrière sociale et comportementale, avec plus de détente et de convivialité en banlieue.

Café Zoïde oblige, la question de la jeunesse et de la parentalité est très présente. Paris est une ville peu facile à manier pour les parents : les métro sont souvent sans ascenseur, les bus peu régulier et cela se dégrade. Le prix des logements fait qu’on vit dans peu de m2 par personne ce qui est compensé par la proximité des commerces et des loisirs. 


Une ville âpre et parfois violente

Des résidents du 19e expriment un fort sentiment d'appartenance à leur quartier, où ils trouvent nature et camaraderie. Cependant, Helena évoque la violence perçue qui la confine chez elle ou l'incite à quitter l'arrondissement pour sortir. Cette appréhension différenciée de l’espace public est fortement marquée par le genre. Tandis que tous les participants disent apprécier fortement leur quartier, les participantes ne fréquentent pas le XIXe lorsqu’elles sortent seules. Elles se rendent dans des quartiers plus huppés comme les galeries Lafayette. Benedetta, nouvelle arrivante à Paris, souligne la mobilité facilitée par de bons transports publics, mais aussi l'insécurité qui l'incite à éviter certains quartiers.


Une ville fragmentée

Amine note une différence marquée entre les quartiers riches et pauvres, illustrée par des attitudes de condescendance dans des zones comme le 16e arrondissement. Il mentionne que la propreté et la sécurité varient grandement entre ces quartiers. Tous soulignent qu’entre les différentes classes sociales on arrive pas toujours à parler, que l’autre suscite trop souvent de la méfiance. 

A l’opposé de ces quartiers bien dotés, d’autres arrondissements cumulent les difficultés notamment les logements trop exigus, la grande pauvreté et les problèmes d’addiction. Pour lutter contre cela, il est proposé de réquisitionner des bâtiments vides pour aider les SDF et de créer des hôpitaux pour les dépendants


Recréer du lien


Par l’éducation 

L'éducation est vue comme un moyen crucial pour améliorer la cohésion sociale et combattre les stéréotypes. “Il faut rendre Paris plus sociable pour que les gens ne se parlent pas qu’entre clans”.  Mais l’école ne peut remplir son rôle de creuset que si elle est elle-même un espace mixte. Or la mixité des écoles est bien inférieure à celle des universités. La montée en puissance de l’école privée à Paris instaure une ségrégation scolaire dans un contexte de fragilisation de l’école publique. À ce sujet, une frustration est exprimée par certains participants envers certains enseignants qui ne semblent pas suffisamment engagés, affectant l'expérience éducative.


Par des lieux qui favorisent la mixité sociale

Les participants constatent qu’un nombre croissant de lieux sont fermés aux enfants et plus généralement que l’évolution de la ville tend à augmenter sa fragmentation. La gentrification en particulier conduit à l’ouverture de commerces qui contribue à une forme de ségrégation par l'argent. “On parle beaucoup de certaines communautés qui veulent rester ensemble mais pas beaucoup des riches qui veulent rester entre eux. Il faudrait déplacer la focale et plus en parler”

Pour lutter contre cela, il est nécessaire de créer des lieux ouverts à tous. Le café Zoide est cité comme un exemple où les classes sociales se mélangent sans friction, offrant un espace où la différence sociale n'est pas palpable.

La création de zones piétonnes où les gens peuvent interagir est proposée comme moyen d'améliorer la mixité sociale mais ces initiatives ne fonctionneront que si elles sont accompagnées d'une véritable mixité résidentielle.

Un débat s’engage sur l’idéal de mixité sociale et la meilleure manière d’y parvenir. La mixité n’est pas forcément désirée par tout le monde abstraitement. “On ne peut pas changer les gens qui n’ont pas envie de changer” et donc ce n’est pas sûr qu’il faille imposer la mixité. Il faut plutôt prouver par le fait et par des expériences concrètes que c’est quelque chose qui fonctionne. C’est en créant localement des initiatives qui réussissent qu’on peut avoir de l’écho ailleurs


Mettre l’accent sur la nature en ville


Les participants expriment un besoin accru de nature et de verdure en ville, surtout dans les quartiers densément peuplés comme le 19e, où les espaces verts sont particulièrement appréciés mais jugés insuffisants. Il faudrait en particulier rendre la ville et surtout le canal plus propre. La nature et l'espace permettent aux résidents de se retrouver et de tisser des liens, contrebalançant les pressions et les fragmentations routières. 



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