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  • Photo du rédacteurParis Collectif

7 décembre 2023 - Espace Dubail (10e). Rencontres citoyennes : 1ère prise


A quelques pas de la Gare de l’Est, s’est tenue ce jeudi 7 décembre la toute

première rencontre citoyenne de Paris collectif ! Alors qu’à 19h, la nuit avait déjà

recouvert de son voile les rues de Paris et que le réseau de transports était

d’humeur capricieuse, plus de 70 habitants de Paris et sa petite couronne ont

bravé la tourmente hivernale pour se rencontrer et partager leur expérience

intime de la capitale.




Des transports parisiens…oui mais pour toutes et tous ?

La soirée s’est ouverte avec la diffusion du film réalisé par le collectif.

Depuis septembre une dizaine de bénévoles a en effet sillonné les arrondissements parisiens et rencontré près de 200 personnes qui ont accepté de confier leur regard sur la ville et son avenir, permettant ainsi de constituer une première cartographie des préoccupations qui traversent le territoire. De quoi faire réagir les participants…

Bien inspirés par l’actualité du soir, c’est d’abord de la question des transports dont les participants se sont saisis. Souad a eu à cœur de nous parler des difficultés liées à l’accessibilité qui, selon elle, est à l’image du retard généralisé de la ville en matière d’inclusion des personnes handicapées.

Elle a ensuite dénoncé le caractère discriminant du prix des titres de transport : « Moi, alors que j’ai un tout petit revenu et que je suis bénéficiaire de la CMU, je dois payer le pass navigo plein tarif. Et ça a augmenté en plus ! Avec tous ces coûts, c’est impossible pour moi et ma famille d’espérer faire des activités, des petites sorties. Alors qu’on a tous besoin d’un peu de divertissement pour se sentir bien. Je trouve pas ça juste ».



Inégalités territoriales : agir pour construire des (vraies) solutions

De justice sociale, il en a d’ailleurs été aussi question.

Si Elisabeth et François, tous deux retraités, ont souligné la joie qu’ils avaient à voir autant de diversité sur le territoire parisien et métropolitain, Mathis et Yohann, jeunes habitants de Morsang-sur-Orge, ont regretté un déséquilibre entre Paris et la banlieue : « On voit bien au niveau culturel par exemple, que Paris concentre tout. Nous on n’a rien là où on habite. Du coup on est obligé de prendre le RER tous les jours alors qu’il fonctionne mal et qu’il s’arrête tôt».

Plus tard dans la soirée, en réponse à l’intervention d’un des participants concernant le manque de prise en charge sanitaire des consommateur de crack, Zina, une jeune femme d’une trentaine d’années a déploré « un déplacement des problèmes, plutôt qu’un apport de réelles réponses » aux maux de notre société. « Il faut que l’Etat agisse. La Ville de Paris toute seule ne pourra pas régler toutes les difficultés liées aux inégalités sociales ».



Une offre de services publics pas toujours à portée de main...

L’action des collectivités a elle aussi pu être abordée sous l’angle de la santé et des démarches administratives.

Un des participants, médecin dans un hôpital public parisien, s’est inquiété du recul des moyens pour assurer une offre de santé à la hauteur des enjeux parisiens : « On parle beaucoup des déserts médicaux, mais à Paris aussi la situation est très inquiétante. On a un déficit de plus en plus important par rapport à la taille et aux besoins de la population qui réduit notre capacité à bien accompagner les personnes dans le parcours de soin ».

Xin, jeune femme chinoise arrivée en France il y a 10 ans, a évoqué le risque du non recours aux droits du fait d’un parcours administratif extrêmement périlleux : « Dans mon entourage, j’ai connu des personnes qui ont dû faire la queue à la préfecture dès 5h du matin pour espérer obtenir des papiers. Il y a de quoi être découragé »

Son propos à été complété par celui d’Hélène : « Aujourd’hui c’est différent, tout est dématérialisé, on ne fait plus la queue. La vraie difficulté aujourd’hui c’est le manque d’humains pour faire le lien avec les usagers qui, pour beaucoup, ont du mal à s’y retrouver dans toutes cette complexité administrative ».


Faire de la politique autrement, ça passe par quoi ?

Enfin, toute cette émulation a laissé place à une question : « Tous ces constats, cette démarche, c’est bien, mais comment va-t-on faire pour que la politique s’ajuste et tienne compte de nos préoccupations ?».

A cela, Loïc a répondu : « L’enjeu, ce sont les prochaines municipales. Il faut faire gagner des candidats qui porteront le projet conçu avec les habitants au sein de Paris collectif ».

Qasim, jeune réfugié afghan a pour sa part appelé à plus de lien entre les décideurs et la population : « Il faut que ceux qui dirigent viennent sur le terrain pour voir et comprendre les différentes réalités des gens. Sinon ils ne pourront pas prendre de bonnes décisions ».

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­Un immense merci et à bientôt !

Après cette première soirée riche, forte en émotions, et pleine de promesses d’avenir, Paris collectif tient à adresser un immense merci aux personnes qui sont venues à notre rencontre jeudi dernier.

Ceci n’est qu’un début, plein de nouveau rendez-vous nous attendent pour se rencontrer ou se retrouver :

Le 12/12, 20H - Réunion du groupe chargé de la mobilisation de la société engagée, lieu à définir

Le 14/12, 19H - Apéro avec le groupe mobilisation, au bar le Progrès, rue de Bretagne

Le 20/12, 20H - Réunion du groupe chargé de la communication, au bar le Smoke, rue Delambre

De fin janvier à mai 2024 – Les rencontres citoyennes « J’irai débattre près de chez vous

A partir de septembre 2024 – Les ateliers thématiques de co-construction

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