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  • Photo du rédacteurParis Collectif

22 mars 2024, 15h30 - Rencontre des acteurs de la petite enfance au Cafézoïde (19e)



En poussant la porte du Cafézoïde dans le 19e, on ressent d’emblée l’esprit du lieu : « offrir aux enfants un espace ouvert où ils seront informés de leurs droits et où ils vont pouvoir les expérimenter dans une ambiance de respect, de liberté et d’écoute. »

 

L’équipe de Paris collectif était au bon endroit pour évoquer la place, la vie, l’avenir des enfants dans Paris mais également pour leurs parents. Une dizaine de personnes s’est donc réunie le 22 mars dernier, toutes engagées dans le secteur de la petite enfance et même plus largement dans les réseaux d’acteurs de la parentalité ou des structures d’accueil, associations et professionnels de l’éducation.


Cette première rencontre-acteurs organisée par Paris Collectif commence par la projection d'un court film, qui reprend ce que quelques-uns des nombreux habitant.es de Paris que nous avons rencontré.es depuis septembre dernier nous ont confié sur la petite enfance.



A la fin du teaser, une jeune maman lance : « Je vais dans de nombreux endroits comme ici au Café Zoïde. Partout, je rencontre des personnes très intéressantes et pleines de bonne volonté. Hélas, l’argent ne suit pas. »

 

La baisse de financement des structures inquiète.

Premiers concernés: les lieux d'accueil parents-enfants et les crèches. Par nature, il n'y a pas de modèle rentable. Investir de façon pérenne le secteur de l’enfance à Paris relève de la volonté politique portée par des élus convaincus. « Les réunions, les débats ne devraient pas se terminer en blabla sans décision concrète. » Bonne remarque. En clair, les engagements pris demeurent insuffisants.

 

Cette diminution des ressources financières entraîne une nette dégradation des services : moins d'accueil, moins de professionnels. Des salaires qui n'ont pas suivi l'inflation et donc une chute significative du pouvoir d'achat et de l'attractivité du métier. Cela génère un turn over important, préjudiciable aux enfants pour lesquels la figure d'attachement est un besoin parfaitement documenté.

 

Comment définir les modèles éducatifs et l’accompagnement de la parentalité (au sens de parenting en anglais soit « l' art d'élever un enfant », et non de parenthood qui interroge plus « la condition de parents ») ? Au cœur du sujet, les écrans alimentés en permanence par des plateformes de contenus. Surveiller et contraindre, discuter et fixer ensemble des règles d’usage ? Pas si simple.



Globalement il y a le souhait de résoudre un paradoxe apparent entre liberté de l'enfant et besoin de cadre. On a rappelé l'importance de la déclaration des droits de l'enfant, la charte internationale la plus signée du monde.

 

De ces premiers échanges on retiendra l’enjeu de reconquérir les espaces extérieurs comme lieu naturel d'aventure et d'exploration des enfants. Leur périmètre s'est considérablement réduit au cours du temps. En cause, la voiture et la densité de la ville. Inverser cette tendance est un impératif avec, pourquoi pas, la présence renforcée des animateurs de rue.


Se préoccuper des enfants peut seul permettre de faire accepter des transformations radicales, indispensables au futur. « Il y a tout ce qu'il faut dans la ville pour y vivre bien, lance finalement une participante. Si on rend la ville extraordinaire pour les enfants alors elle le sera pour tout le monde. Voilà le bon cap ! »


Retrouvez ci-dessous notre podcast avec les mots de conclusion des participants de la rencontre :




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